Article de Jacob Vladimir Balga

Je n’ai jamais fait état de ma capacité et de mon gout pour le cours magistral de philosophie sociale et politique, d’anthropologie, de sociologie, de psychopathologie, d’épistémologie des sciences, de physique quantique, d’économie, et d’histoire comparée des religions, et d’ethnographie.
En général, je raconte des historiettes, qui bien qu’inspirées, passent pour des clowneries d’histrion. 

Je n’ai jamais vraiment fait état de mes écrits universitaires, qui étaient trop à l’avant-garde il y a 25 ans en France, car il était impossible de proposer une vision transdisciplinaire des sciences humaines, et encore moins de faire état de la théorie en psychopathologie que nous appliquons durant les ateliers de l’école Paradigme. Du reste, ce n’est même pas imaginable encore de nos jours.

Voici donc un premier cours très succinct, mais qui donne le ton, mêlant philosophie sociale, épistémologie, et en dernier lieu, la théorie phénoménologique qui préside à ce que l’on fait lors des ateliers, ou en cours individuel DEI.

Il s’agit également d’ une entrée en matière, on appelle cela une propédeutique, concernant le programme de cours de l’ année 2015, mais aussi une vision plus large du rôle des participants, car toute action individuelle, initiée en atelier, ou en duo, agit sur la sphère d’influence proche, on l’a tous constaté, et de proche en proche, sur la société, en créant la masse critique suffisante à la possibilité d’un glissement sociétal, qui est en marche depuis 20 ans , et qu’il convient d’accompagner.

Un Homme, Emanuel FERAN, qui a suivi mes ateliers  durant 8 ans, me dit un jour  :

J’ai compris que, plus que le suivi des ateliers, c’est le côtoiement de ta présence qui m’a fait monter en vibration, qui m’a fait m’ouvrir à moi-même.

Il en va de même pour ma propre expérience. Même si je ne pratique pas du tout ce qu’ ont enseigné les différents maitres dans toutes sortes d’arts, de sciences, de pratiques diverses, j’ai reçu, par leur présence, leur accueil, leur accompagnement, ce qui sied au déploiement, à la révélation du SOI, de l’Esprit-en-soi, qui ne demandait qu’à émerger de la gangue matricielle cachée sous le marécage de mon enfance.

On peut donc dire que par-delà de l’ego de jvb, Emanuel a reçu ce qu’il fallait dans une interaction, pour qu’il se réveille à lui-même et s’autonomise..

Cela a donc eut lieu, également pour moi, peut-être, grâce à la présence d’êtres, (d’universitaires, de maitres de méthodes diverses) qui ne m’ ont pas asséné leurs croyances ou leur méthode à coup de massue, et qui ont su laisser poindre même ce qui dérogeait à ce qu’ils enseignaient, et même, en ce qui concerne les universitaires, en m’ enjoignant de partir pour faire librement ce qui ne pouvait entrer dans le cadre universitaire.  Meme les universitaires m’ont  rendu un grand service en m’écartant, car je me serais étiolé dans les couloirs poussiéreux de l’administration endormie sur ses acquis toujours dépassés de 30 ans. La démonstration viendra dans la suite du texte.

J’ai toujours éludé cet aspect des choses, la Présence du Soi avec un grand P et grand S : l’enseignement et la transmission par la simple présence. J’ai éludé pour éviter le culte de la personnalité, pour éviter toute gouroutisation, pour justement ne pas attirer un certain public, avide de se chercher des dieux incarnés à adorer, sans bouger la moindre parcelle de sa propre ignorance.

Ceux-là même qui vont par exemple se faire enlacer par une mère cosmique (c’est très bien.) mais s’en arrêtent là de leur expérience, et courent les ashrams (c’est très bien aussi), mais évitent en courant ainsi pour trouver la lumière, de regarder par devers soi, là où elle se trouve vraiment, c’est à dire à l’intérieur… Je ne les attire pas, car ce que je  propose est bien plus âpre, long, demandant moult effort, de la persévérance, et un besoin profond de retrouver son être authentique, l’Esprit incarné, relié à la Source de son Etre, et relié à la Source universelle de l’ETRE : sa propre immanence.

Ce qui est proposé au sein des ateliers de PARADIGME est une sculpture d’humanisation, un affinement de la pierre brute du moi artificiel, grossièrement façonnée par les systèmes sociaux de protection-domination depuis que les hordes mammifères existent, et se sont au cours des temps immémoriaux, constitué en sociétés structurées où chacun doit rester à la place qui lui est conférée.

Des milliers d’années de psychisme humain, (12 mille ans depuis l’aire néolithique), ont façonné l’humain, dans le déni, les rapports sociaux des sexes, le pouvoir des hommes sur les femmes, et de contre-pouvoir des femmes, et des modes de domination des soumis qui l’acceptent pour se sentir en sécurité.
Ces systèmes ne sont jamais au service du déploiement de l’Etre, de l’individuation, de l’immanence propre à chaque existence. Ces systèmes sont au service de leur propre pérennité, qui seule garantit une forme de lien social continu, garantit le lien d’appartenance, la sécurité, qui soude le groupe, au moyen de toute la tyrannie que cela implique, et qui exclut l’avènement de l’être individué.
Si un être sortait de la matrice sociale, il n’accepterait pas qu’il y ait des privilégiés, et des soumis, ils n’accepteraient pas l’exploitation des uns par les autres, sous prétexte que l’appartenance au groupe garantit la sécurité que l’on ne peut obtenir seul dans la jungle, la savane, la nature, les prédateurs, les autres groupes humains, ou tout simplement les évènements et cataclysmes naturels..
Nous reviendrons sur la dialectique du maitre et de l’esclave, car malgré le travail d’autonomisation proposé à ceux qui viennent en ateliers, il est difficile, long, douloureux, pour la plupart des participants, de s’affranchir de ses propres besoins de soumissions, de ses besoins de sécurité qui nous font accepter des situations en désaccord avec le SOI, avec l’Esprit de l’Etre en nous.

Les systèmes sociaux excluent donc, et fustigent, et sanctionnent, toute tentative pour un individu, de s’extraire de la matrice égrégorielle qui constitue le psychisme de base d’un humain, et de la structure de domination institutionnelle (égrégorielle) qui a besoin de ses agents sociaux pour exister à travers eux.

Si vous avez la fibre lecturielle, (encore un néologisme de jvb) il convient de lire le chef de file des structuralistes : Claude Levy-Strauss, qui explique bien tout cela dans des livres qui sont des bibles mondiales :
« Triste tropique », son oeuvre « hit-parade mondial », et « La pensée sauvage » une œuvre profonde, très âpre à lire, qui est vraiment une exploration des structures de la pensée humaine. Il explore les capacités primordiales de catégorisation, de classification, de constructions mentales qui président à la construction d’un champ institutionnel, pour créer les conditions d’une société, d’une vie en groupe, même restreint.

Cela concerne même les sociétés simples, celles des hordes, ou tribus primitives, puisque c’est de cela qu’il s’agit dans « La pensée sauvage ».

Tous les modèles de sociétés connus sur terre dérivent de ces constats, ou modèles « structuralistes ». Nous sommes dans les sociétés à organisation complexe, le résultat de ces milliers d’années de psychisme humain, au sein duquel la communauté des humains chez lesquels on nait, nous convie.  Nous baignons dans la matrice égrégorielle,  de la gestation,  jusqu’au passage dans les bas mondes des défunts,  qui doivent s’en extirper  pour parvenir à une vraie possibilité de guider ceux qui sont incarné sur le plan terrestre.

Le structuralisme dont Levy-Strauss est le chef de file est une école de pensée décriée par les penseurs marxistes, et par les penseurs de la sociologie critique à laquelle j’ai été formé, car le structuralisme décrit les modes institutionnels, mais ne rend pas compte des luttes internes de pouvoir entre les agents sociaux, (les luttes de castes ou de classe pour obtenir une place de choix, l’écrasement des dominés pour qu’ils restent à leur place, les représentations mentales des dominants, et mises en place par ces derniers pour les dominés qui permettent que chacun reste à sa place, ainsi que les croyances et contre valeur défensives des dominés qui leur permettent de supporter la soumission.

Pierre Bourdieu, un grand sociologue mondialement connu, représente bien cette sociologie critique, en disséquant les représentations mentales des dominants et des dominés. Son oeuvre majeure, « La distinction », et « Ce que parler veut dire », « un art moyen » sont des applications de sa déconstruction des représentations, en fonction de son milieu social.
Voir wikipédia, car il est très âpre à lire dans le texte, il l’a fait exprès, lui le fils d’ouvrier dominé, pour décontenancer les bourgeois qui se croient détenteurs du pouvoir, et du savoir.

On peut lire également un grand philosophe structuraliste, Michel Foucault, qui fût un de mes maitres à penser , il y a plus de 30 ans, et sur lequel je s’appuyais dans ma première partie de thèse doctorale en épistémologie des sciences humaines, pour disséquer la phénoménologie de l’esprit des sociétés, ce que l’on nomme chez les spiritualistes, les égrégores.

J’ai tenté durant mes recherches d’explorer le fond de représentation mentale de la société occidentale depuis la Renaissance.
Comment s’est opérée la destitution du canon de l’église pour penser le monde, comment s’installe le capitalisme, comment les modes de dominations glissent du droit divin de la royauté et de la noblesse, à une relation d’employeur à employé, sans recours au droit de naissance.

Et comment le rationalisme est un épanchement déséquilibré, passant d’un monde surnaturel dont les humains ne savent rien, à un monde où le savoir scientifique à pris la place du canon chrétien, et comment un clergé laïque scientifique a pris la place de l’Eglise, et comment il est maintenant le détenteur du sens que prend la société mondiale, et le fond de sens des formes de domination qui oblige les dominés à s’y soumettre..
Toutes ces formes de matrice catégorielles nous habitent, font sens dans chacune de nos cellules..

C’est pour cela que si un scientifique dit qu’une carotte industrielle est meilleure qu’une carotte de mon jardin qui a poussé juste avec du fumier, même les gens réputés intelligents y croient et sont prêt à vous le démontrer en dépit du bon sens et surtout en dépit de leur sens olfactif et de leur gustation.

Michel Foucault, démontre que l’humain n’est que l’écume qui passe et disparaît dans l’écume du temps propre de l’existence des sociétés, et que les institutions seules, qui perdurent dans le temps, rendent compte d’une civilisation. La forme de pouvoir, de structuration d’une société, la forme institutionnelle seule, rend compte de l’histoire de l’évolution de l’humain, et non l’existence accidentelle et historique des individus qui la composent.. C’est sa vision, que je ne partage pas tout à fait. Elle est vraie à grande échelle de l’histoire des civilisations, mais ne rend pas compte des agents sociaux, des individus, des groupes sociaux qui font glisser le sens par leur choix d’existence, et qui finissent par amener une masse critique dans leur sens.

C’est surtout la phénoménologie historiciste de Michel Foucault, qui m’a servi , pour l’élaboration d’une méthode de déconstruction de la phénoménologie inconsciente (la perception subjective du monde ) qui habite chaque individu d’une société, et l’empêche de se penser par soi-même, car il convient pour cela de se sortir des catégories mentales inconscientes, transportées, véhiculée par le milieu social, (égrégoriel) dans lequel on a baigné dans notre enfance. Il est très difficile d’en sortir, c’est un marécage gluant qui nous enserre, et nous habite..

Je le fais tester en gestalt, lorsque, en atelier SON avancé, on perçoit les égrégores de langue, de nation, de religion, de marques, et comment ces égrégores nous font habiter le corps engoncé emmailloté, à l’insu de notre plein gré.
Je fais souvent cet exercice de me sortir de tout mental, et même de l’égrégore de ma langue maternelle, le Français , pour faire le vide absolu, le cerveau vide sans mot ni image.

Les livres de M. Foucault sont lumineux d’érudition, notamment « Les mots et les choses », son oeuvre phare, qui est une bible mondiale aussi, et « Surveiller et punir » et « La nef des fous ».
Mais lire un texte dans Wikipédia suffit amplement car encore une fois, ces 3 auteurs sont très âpres à lire dans le texte.

C ‘est pour les raisons bien démontrées et bien déconstruites dans les livres de ces 3 penseurs, que tous les groupes d’initiations aux mystères, les sociétés initiatiques de toutes sortes, sont, à travers l’histoire, toujours secrètes, toujours décriées, toujours pourchassées.
C’est pour ces raisons qu’aujourd’hui, le yoga, les méthodes de soin alternatifs, les méthodes de soin asiatiques, le décodage biologique, sont décriées par le ministère de la santé, par les journaleux qui s’en font le relais avec des arguments hasardeux, et que les institutions d’Etat qui surveillent et punissent sont en alarme constante.
D’autres penseurs comme Gille Deleuze, un grand maitre aussi, que j’ai rencontré, et lu, (voir wikipédia), et Jacque Derida, maitre de la déconstruction des catégories mentales, se sont comme Michel Foucault, intéréssés à la déconstruction des catégories mentales.

Concernant DERIDA, éviter Wikipédia si l’ on n’est pas rompu au texte philosophique, le jargon est incompréhensible).

Et pourtant, c’est toujours grâce aux individus qui ne rentrent pas dans le cadre, les précurseurs, ceux qui font ce qu’ils ont à faire, au mépris du besoin initial de sécurité, d’appartenance au groupe, que les sociétés évoluent. Dans l’absolu, en 35 mille ans, depuis l’aire paléolithique, l’humanité a évolué, très sérieusement évolué.

De l’individu à la société
Dans «Le fondement culturel de la personnalité », Ralph LINTON, un anthropologue de l’école culturaliste américaine, décrit comment des individus sont pris dans des rôles sociaux desquels ils ne peuvent pas sortir car la société est structurées pour que l’on soit conduit par ce qu’il nomme la personnalité de base. En gros, pour faire vite, il explique comment tout est mis en place dès notre naissance, pour qu’un être devienne un bon Français moyen, un gros « beauf » sans aucune pensée propre, pour qu’il coule toutes ses actions et attitudes sociales dans le moule préfabriqué par le système au sein duquel il vit sa vie matérielle.

La sortie de la matrice institutionnelle, tant qu’elle est limitée à quelques individus, ne présente pas de danger.
Mais lorsqu’elle enrôle et dévoie une masse critique d’agents sociaux, elle fait ployer les institutions qui doivent se transformer, et ceux qui en sont les thuriféraires, les garants en quelque sorte, qui détiennent le pouvoir au travers de ses institutions, déploient des mesures de rétorsion idoines à éviter ou retarder tout glissement de sens qui se termine par une transformation globale, et cela passe toujours par une confrontation sociale plus ou moins déflagrante.

Et C’est ainsi pour tous les champs sociaux.

Prenons un exemple

Même les scientifiques ou les mathématiciens, les théoriciens abstraits qui imaginent dans leur labo des modèles de création du monde, se heurtent à la tribu des scientifiques, leurs pairs, qui s’en tiennent au dogme établi, au pouvoir des anciens, des ainées qui ne peuvent accepter sans se défendre, sans défendre leur rôle , leur place, dans la hiérarchie de ce champ social, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Donc la vérité qui éclate et remet en cause un modèle établi, qui bien que faux, fonctionnait quand même, les découvertes, qui initient l’obsolescence d’une théorie, remettent en cause des individus dans leur pouvoir assis sur leurs découvertes anciennes et dépassées, leur rôle de directeur de recherche, leur capital symbolique, leur prestige, qu’il vont perdre.

Chaque découvreur se met donc à dos toute sa communauté pendant trente ans en moyenne. Mais cela peut aussi dépasser la centaine d’années, même de nos jours, surtout de nos jours, concernant la physique quantique par exemple, ou la vaccination dont le champ opératoire ne sera pas obsolète avant longtemps, alors que le modèle théorique rendant compte de sa pertinence est erroné et dépassé.

Je connais bien de l’intérieur ce champ social des scientifiques puisque j’ y ai participé.
Je n’y ai pas trouvé ma place puisque tous les agents, gênés par la sortie du paradigme que je proposais dans mes présentations de recherches, ou lors des expériences en labo avec Jacques Benvéniste, refusaient d’encadrer une thèse doctorale, de crainte d’être puni comme des enfants par leur hiérarchie. Ils refusaient  de participer à des recherches qui risquaient de mettre à mal leurs carrières.

Ceci me fut dit clairement par plusieurs directeurs de recherche que j’ai cherchés en fac, au CNRS ou j’ai passé ma préparation doctorale, et à l’unité 200 l’INSERM de Clamart où le Dr Jacques Benveniste voulu me faire signer un papier pour m’engager à ne rien écrire sur les protocoles de recherche que je proposais, pour leur montrer comment un humain peut, uniquement par le mental, agir sur une pipette d’eau.

Benveniste me dit un jour, « je suis déjà tellement dans le collimateur, que si , il se colportait à l’extérieur ce que l’on fait avec vous, on aurait encore plus de problèmes.

Ils corroborèrent par la suite en mon absence et en secret, le résultat des expériences que nous fiment ensemble.
Mais les résultats sont indicibles et inaudibles pour le commun, et c’est pire pour les scientifiques. Ils firent paer exemple venir des gens, des passants, des techniciens de labo des labo autour, et ils firent la découverte que sur 10 personnes qui entrent dans une pièce où l’on a un pipette d’eau ne contenant plus que l’information d’une molécule (apres 10 dilutions), 2 à 3 personnes potentialisent l’information en la renforçant, que 4 personnes sont neutres, et qu’au moins 1 personne fait tout rater, car elle efface toute information par sa simple présence dans un rayon de quelques mètres autour des pipettes..
Je le leur avait dit car une pote médecin qui travaillait au sein du labo, était très habité, et lorsqu’elle était là, toutes les expériences rataient.. Ils n’ en furent donc convaincus qu’après un certain nombre d’expériences avec des gens pris au hasard.

Donc les scientifiques sont des animaux sociaux appartenant à une tribu bien structurée, et le champ scientifique est avant tout un champ social où des luttes politiques, des luttes de pouvoir sont à l’oeuvre de manière sous-jacente, et pèsent lourdement sur les découvertes, surtout celles qui remettent en cause le modèle paradigmatique car les luttes de pouvoir priment sur la recherche, c’est à dire sure les chercheurs, et encore plus sur les trouveurs. C’est une des raisons pour lesquelles un grand nombre de chercheurs ne sont pas des trouveurs.
La science, et non l’église, étant ce sur quoi s’appuie la légitimation du pouvoir, il faut donc beaucoup de temps pour que ce qui pourrait provoquer un changement de perspective soit accepté car cela remet en cause toute la pyramide de pouvoir, et redistribue le pouvoir aux thuriféraires du champ émergeant..

Lire Thomas KUHN « structure des révolutions scientifiques»

Et bien sûr « savants maudits, chercheurs exclus » de Pierre LANCE.

Concernant le cas de notre société, malgré le fait que le yoga, la bio, soient décriés, malgré le fait que le shiatsu, ou la kinésiologie, ou le tai chi, étaient des mots inconnus, qualifiés de secte, il y a 15 ans , et encore aujourd’hui, une masse critique d’individus au sein de notre société, s’éloigne de la malbouffe , de la vaccination, des pratiques de santé institutionnelles. C’est un glissement égrégoriel, un glissement des représentations mentales d’une classe moyenne, qui n’adhère plus au champ mental dirigé par les institutions au pouvoir et leurs thuriféraires, (les agents sociaux qui les représentent et en sont les garants).

Et pourtant les mass-médias bombardent fort contre toute dérive, à grand renfort d’émissions télévisuelles, d’articles de journaux,

Malgré toutes les résistances institutionnelles, (la production de lois, de sanction, étayé d’un discours de défiance à l’endroit de ces pratiques qui dérogent à l’ordre établi, les institutions, c’est-à-dire les agents sociaux qui résistent à leur perte de pouvoir, au glissement vers d’autres centres d’intérêts que ce qu’ils proposent, va devoir intégrer cela, puisque la perte de leur légitimité est en marche depuis longtemps.

Des hôpitaux commencent à intégrer les passeurs de feu, des pontes de médecine commencent à faire des pétitions contre les vaccins, des voies de la société civile pestent contre le pouvoir écrasant des banques qui a inféodé les Etats, seuls remparts contre leur pouvoir sur les masses.

Des agriculteurs refusent, critiquent le mode de production industrielle, et la masse critique va enfler en quelques années.

Nous sommes dans un mouvement global de redéploiement des modes sociétaux, car l’apogée du pouvoir occidental sur l’humanité est fini depuis 30 ans, et nous en sommes maintenant à l’hypogée, c’est-à-dire, la phase descendante, de fin de l’empire d’Occident avant la phase d’obscurité.

Tout est entre nos mains. Si on laisse se déliter le mode démocratique, il est même possible de glisser vers un siècle d’obscurantisme religieux, et de luttes civilisationnelles, mais ceci est un autre pan de glissement possible, qu’il convient de ne pas envisager, même si les signes tendent en ce sens. voir mon article sur le blasphême (news letter de janvier 2015)

Nous ne sommes que, à la phase de critique, de résistance à fonctionner dans un système qui ne nous satisfait plus. Tant que les colonies, et la croissance due à l’injection du plan marshal pour reconstruire l’Europe détruite par 5 ans de guerre, créait une embellie croissantielle, le modèle n’était remis en cause par personne, puisque nous en tirions tous les bénéfices.

Maintenant, on sait que la caste sociale au pouvoir tente de maintenir sa place en maintenant l’illusion d’une richesse qui n’est plus.

Les Français sont dépressifs, car « l’anomie » sociale, (le sens global qui fait adhérer au lien social et le fait tenir.. ne tient plus sa promesse de cohésion et de sécurité)

Ils nous font vivre, mal, à crédit, à un prix exorbitant que l’on ne pourra jamais rembourser ni nous, ni nos arrières arrières petits-enfants. Il nous font patienter en prédisant une croissance qui ne peut advenir sans refaire de la guerre, tout détruire, pour reconstruire durant 30 ans, ou recréer de l’exploitation de nouvelles colonies, ce que l’Occident ne fera plus, puisque c’est réservé maintenant à la chine qui s’industrialise à grande échelle, et prend nos anciennes places dans toutes les anciennes colonie. Tout cela est très bien..

C’est une évolution de ne plus trouver la solution dans la guerre.

Alors il ne reste que l’expectative d’une lente décroissance gérée intelligemment. Et on en est loin, car les dirigeant ne le conçoivent même pas.

Nous sommes collectivement dans une crise existentielle, avant la phase de démontage, et de restructuration de nos sociétés post-industrielles. La fin du capitalisme industriel est bien entamé, et les modes capialistiques actuels ne peuvent pas faire long feu.

La confrontation, et la lutte de classes, au moins contre ceux qui se nomment eux-même la classe politique, sera, espérons-le, longue et douce, à l’instar de ce qui se passe depuis 15 ans, plutôt que violent et spasmodique. Il vaut mieux un glissement des valeurs, des moeurs, sur un long temps qu’une mutation en passant par la méthode Robespierre, qui a fini lui aussi sur l’échafaud sur lequel il a précipité les dominants de la société qu’il voulait changer en force, au pas de course.

Souhaitons une phase de douce déchéance, et de reconstruction par paliers successifs, plutôt qu’une obscurité totale, comme celle de la fin de l’empire romain, qui a duré plus de 9 siècles d’obscurantisme avant la Renaissance.

Les discours critiques servent à dessertir les égrégores anciens, obsolètes, en proposant d’autres valeurs, d’autres alternatives à la coexistence en groupe. Et les discours critiques et les résistances fusent de partout.. C’est très bien.. Notre société est en mutation, bien qu’il faille éviter de rêver : la fin de la dialectique du maître et de l’esclave n’est pas pour demain, il y aura juste un changement de maître, et de conditions de la dialectique, différentes, mais pas forcément meilleure.
En quoi ce que Paradigme propose participe de la mutation ?
Nous proposons une transmutation interne, consciente.

Bien avant la révolution Bolchevique de Russie en 1917, Vladimir Ilyitch Ulianov, dit Lénine, demande dans son livre « QUE FAIRE ? » écrit en 1902, quoi faire ???
Il dit : la révolution sans conscience n’est que bestialité des dominés qui se vengent dans le sang, comme des bêtes meurtries par les injustices et soumissions subies. Il propose plutôt un long et patient travail de conscience de classe. Mon action, a une visée bien plus ample. Elle vise plutôt à créer les conditions expérimentales d’une conscience de soi élargie.

Il s’agit de passer de la conscience inconsciente de l’individu noyé dans le mental collectif de sa société, à une ‘individuité’, (un concept de Carl Gustave Jung) un être individué, conscient de soi, de sa singularité, coopérante bien sûr, co et inter-dépendante, mais seule maîtresse de sa capacité à manifester sur terre les propriétés inhérentes à l’émanation de l’Esprit propre, singulier, unique, qui anime le corps incarné.

C’est une immanence absolue du Soi, bien que la transcendance soit présente par la hiérarchie des mondes contiguës au nôtre.

C’est dans ce sens que nous déployons notre action, à PARADIGME avec les anciens, bien qu’ils ne se rendent pas compte de l’impact que leur présence bienveillante, consciente, crée chez les nouveaux arrivants qui découvrent le sens caché de leur psyché.

Je déploie une forme de « maïeutique »( l’art de faire accoucher les esprits), chère à Socrate.
L’Art socratique d’extraire les esprits de la gangue sociale lui a valu de devoir boire la cigüe, pour mettre fin à ses jours car les tyrans n’aiment pas ceux qui libèrent les peuples de leur emprise, mais la démocratie naquit quand même.
L’extraction de la matrice psycho-sociale est un processus long, c’est une rééducation, qui ne peut venir que de soi, de son désir profond, les accompagnateurs quels qu’ils soient, ne sont que des auxiliaires.

La première délivrance est celle de la matrice de la génitrice qui a donné un trou noir de matière dense qu’est le corps sur ce plan terrestre à 3/4 dimensions. La vraie délivrance de la matrice généalogique, familiale, sociale, mentale (il s’agit ici du mental collectif) se déploie sur un temps long au cours d’un processus psychique interne individuel, personnel, qu’aucune instance d’aucune sorte ne peut pronostiquer.

bonne vie à toi lecteur. JVB

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