Détoxination Emotionnelle et Informationnelle (D.E.I)

Thinking MechanismJacob Vladimir réalise des d.e.Ï avec les auditeurs de la radio. Cliquez ici pour écouter une émission.

Comment se passe la journée d.e.Ï ?
– Durant la matinée, Jacob Vladimir explique ce qu’est la méthode d.e.Ï via un discours et via des exemples. Il propose une d.e.Ï aux nouveaux qui le souhaitent. Cela permet à chacun d’observer et d’apprendre la méthode d.e.Ï
– Durant l’après-midi, les participants forment des binômes. Réaliser des d.e.Ï est aisé, celui qui s’improvise accompagnant va mettre en relation la partie adulte et la partie enfant blessé de l’accompagné…
Ca y est, vous avez intégré la méthode d.e.Ï ? Libre à vous de faire des échanges entre vous ! 🙂

Cet atelier s’adresse à tous ceux – thérapeutes, apprenti-thérapeutes, accompagnateurs, éducateurs, et public averti – accoutumés à la logique analytique, et/ou au décodage biologique (puisque c’est le terme consacré à la mode cette dernière décennie).
Le public averti, c’est celui qui a écouté les émissions radio et qui a trouvé cela intéressant. 95% des inscrits sont des particuliers…

Trois à cinq ateliers pratiques suffisent pour appliquer (en fonction de votre habileté et votre capacité empathique).

Pour les mammifères humains que nous sommes, la biologie fonctionante ne suffit plus pour se comprendre. Connaitre la biologie et la physiologie du corps n’est pas suffisant. Il convient désormais d’y mettre du sens.

Intégrer ceci constitue un prérequis pour entamer cet atelier.
Bien que l’idée soit très largement répandue dans la population humaine, on n’est pas malade parce que le corps est malade. Cette réduction du sens à la seule matérialité du corps, née dans l’Occident versé vers un matérialisme excessif, a donné naissance à une pathologie totalitaire gravissime, nommée rationalisme. Ce réductionnisme rationaliste, qui s’est progressivement étendu sur la planète, règne aujourd’hui en maître – avec les conséquences désastreuses que l’on connaît pour la biosphère et l’humain.

Cette hypertrophie de l’hémisphère gauche est le résultat d’un déni fantastique de notre nature double – physique et psychique (voire « spirituelle »). Concernant ce dernier aspect, chacun y mettra ce qu’il veut – l’hémisphère droit étant très prolixe en la matière et capable lui aussi d’excès tyrannique et délirant…

 
On est au début de la conscience de soi lorsqu’on commence à se poser des questions sur sa vie et que l’on veut y mettre du sens.

Comme beaucoup d’autres techniques de conscientisation, le décodage biologique est utile lorsqu’une personne va ressentir le besoin, après des chocs physiques ou psychiques, de s’observer au travers de nouvelles « grilles de lecture ». Ces « grilles de lecture » qui couvrent toutes les extensions et écoles du champ analytique vont être utiles dans une première phase pour peu que l’on ne s’y accroche pas de manière psycho-rigide comme à une bouée.

Cependant, savoir qu’un symptôme nous dit quelque chose sur nous-mêmes ne suffit pas. On sait quelque chose mais on ne peut rien changer à cette information. Le mental n’a aucune action possible. Savoir est donc seulement la première étape. Déprogrammer et reprogrammer pour transformer, constitue l’étape suivante.

Les méthodes se suivent, tous les dix ou vingt ans ; puis elle se complexifient pour ensuite se contracter au plus efficace. Ici, il ne s’agit ni de Gestalt au sens premier de cette méthode, ni de Programmation Neuro-Linguistique (PNL), ni de kinésiologie, ni d’EFT, ni d’EMDR. Toutes ces techniques complexes nécessitent un apprentissage long et fastidieux, ainsi que du talent, de l’empathie, de l’amour… En effet, talent, intuition, empathie, et amour sont les qualités requises pour être un bon accompagnateur. Ces qualités seront déterminantes dans la capacité d’accueil et dans la pédagogie de ce dernier. Une fois tout cela réuni, il faut réapprendre à revenir à l’essentiel…

Tout les livres de développement personnel nous le disent : nous pouvons et devons enlever, transformer ces limitations, ces émotions qui nous bloquent ou nous submergent. Chacun y va de ses prières, de ses mantra, ou bien des dernières méthodes à la mode. Aucune méthode cependant n’est vraiment efficace pour se réveiller, étape primordiale d’accueil de soi qui mène aux prémisses de l’Eveil à soi.

L’affinement du joyau que nous sommes n’est jamais fini car chaque évènement nous façonne autant qu’il nous tiraille. Mais on peut s’alléger, s’ouvrir à la vie – quels que soient les évènements terribles qui nous ont façonné en paquet de distorsions et de défenses.

Il s’agit dans cet atelier de rentrer en contact avecles fragmentations de l’être, les sous-personnalités souffrantes, les émotions et les structures psychiques qui y président, pour ensuite les dissoudre. C’est aussi simple que ça… Nous n’avons fait ni EFT, ni EMDR pour intégrer ces structures psychiques. Elles sont le résultat de ce que nous avons intégré, imité, pour nous indentifier aux adultes autour, par amour pour nos parents, ou par besoin d’amour que l’on ne recevait pas. Il n’y a donc besoin que d’amour envers soi pour enlever tout cela. Il suffit d’observer la structure de défense que l’on a mise en place  apres une blessure, et la faire partir par un moyen très simple.

Il n’y a même pas besoin pour l’accompagnateur d’avoir en tête la topique freudienne  ou jungienne, ou celle de William REICH ou la bioénergie d’Alexender Lowen. Si c’est là comme un socle, une fondation qui soutient la psyché du praticien, c’est bien. Mais j’ai aussi vu des accompagnateurs qui ne connaissent rien à tout cela et qui étaient davantage en empathie, plus authentiques que certains professionnels de l’accompagnement sur-diplômés.

Nous avons aussi constaté que cela ne fonctionne pas aussi bien si on le fait tout seul. Il convient d’être accompagné… Car personne ne voit la trame psychique qui sous-tend toutes nos émotions. Il y a toujours besoin d’un Alter Ego pour voir notre angle mort…

Les règles de base de la DEÏ

C’est un travail psycho-physiologique, mi-psychologique, mi-transpersonnel, sur un support sensoriel, cognitif. à la base, c’est un peu comme la Gestalt ou la PNL. On part de ce qui est dit ou ressenti. C’est évidemment toujours faux, mais le vrai peut émerger assez rapidement, à l’insu même du sujet qui ne s’écoute pas et ne se voit pas se défendre de ce qui le gène. C’est pour cela qu’il convient d’être accompagné d’un alter ego. Il n’y a besoin que d’empathie, et rien d’autre – hormis avoir fait le chemin soi-même.

Derrière tout spasme douloureux, pathologie chronique ou inflammatoire, il y a des causes multi-factorielles (nourriture, environnement, etc.). Mais les crises sont toujours corrélées à des vécus émotionnels, à des événements déclencheurs dans la vie psychique du sujet, car le premier de tous les pollueurs est intra-psychique. Quant aux chutes, accidents et maladies, l’appréciation des causes est laissée aux valeurs et croyances de chacun.

Même en se cantonnant aux données réductionnistes de la pensée la plus rationaliste, l’on sait maintenant, grâce à la clinique, que les actes des parents, des grands parents, les secrets de famille, les enfants non désirés ou ceux qui remplacent un défunt, etc., sont autant de fantômes dans la vie psychique du sujet. Sujet qui, par besoin d’amour, de loyauté, de fidélité envers les siens, intègre tout cela et le porte à l’insu de son plein gré.
Les cliniciens savent donc que des accidents, des évènements traumatiques, peuvent se répéter de générations en générations, alors même qu’un individu ne sait rien du secret des arrières grands parents. Quant à ce que porte la famille et que le sujet porte aussi d’autant plus qu’il l’ignore, je vous invite à aller voir à ce sujet la rubrique « Constellation familiale », et de lire les articles concernant ce sujet sur le site, à la rubrique « articles », en bas de première page de présentation du site.

Pour appliquer une thérapie DEÏ, il n’y a pas besoin de faire parler longtemps. Il s’agit d’une thérapie globale, holistique et brève. Il s’agit d’une ponctuation, surtout si elle vient en accompagnement d’une autre pratique thérapeutique. La technique est simple : il suffit d’extirper l’émotion et la structure psychique qui la sous-tend … en le demandant.

Derrière toute émotion, une blessure,  il y a une structure psychique ; c’est à dire des valeurs, des croyances, des pensées intégrées (les projections des autres), assimilées par l’être à un moment de son histoire. Mais il y a aussi et surtout, des défenses qu’il a imité des adultes autour de lui, et des défenses mises en place pour se défendre des distorsions des adultes les plus proches. 

Ce moment peut être VASTE (le partage du quotidien qui imprime) ou PONCTUEL (un évènement, une attitude dans une situation précise). Ce moment peut se situer avant ou lors de la conception (cela peut être une contre information dans le projet parental, il voulaient un garçon je suis fille), ou bien lors de la gestation, en passant par la naissance et ensuite toute la vie. Car les projections, les projets des parents, mais aussi ceux des collatéraux (conjoint, amis et autres relations) font sens toute la vie. Et n’importe qui peut toucher cela profondément, sans procéder à une longue thérapie. Dès la première demi heure d’entretien, nombres d’informations enfouies surgissent.

Les sub-personnalités

Un des aspects de la méthode consiste à faire venir devant la scene intérieure,  « celui qui contrôle », c’est-à-dire l’être morcelé, fixé, qui défend ou attend quelque chose … d’illusoire. C’est avec lui qu’il convient de converser, pour l’intégrer – ce qui le désintègre. C’est cette sous-personnalité que l’on va détoxiner de ses structures psychiques et émotions associées. Ces distorsion de l’ego sont les obstacles primordiaux, construits durant l’enfance, ce qu’on appelle l’enfant bléssé, et qui empèchent l’irruption du SOI. L’ego morcelé, fragmenté, construit artificiellement en briques qui n’ont plus de contact entres elles, n’est plus au service du SOI, mais au servicde des défenses qu’il a bricolées pour survivre aux situations bléssantes.

S’il suffit de faire parler le sujet, il ne s’agit pas pour autant de thérapie analytique. La méthode est plutôt sensorielle, phénoménologique. On ramène toujours au corps – qui est l’ultime vérité – , et toujours par la même question : « Comment vous sentez vous en disant cela ? »… « ça presse ici ? » ; « ça libère là ? »… « Qu’est ce qui presse ou qu’est ce qui vient de se libérer ? ».

C’est donc très simple. C’est l’au-delà de la Gestalt, de la PNL, de l’EMDR, de la kinésiologie, ou de l’EFT. Il n’y a pas eu besoin d’une méthode, pour l’enfant qui introjecte de l’information, du sens, et surtout du contresens, ou de toutes ces techniques précitées pour appliquer les messages qu’ils a reçu, imité, ou dont il s’est défendu. 

Il n’y a donc pas besoin de méthode pour identifier ce qui fait mal et s’en débarrasser… dans les minutes qui suivent l’avènement de la conscience.

De l’illusion à la conscience

Derrière toutes les colères, il y a une peur ; derrière toutes les tristesses, il y a une colère ; derrière toutes les hontes (ou culpabilités), il y a une autre émotion plus profonde car la honte n’est qu’un écran…

Derrière les peurs, il y a la dernière peur connue des thérapeutes : la peur de souffrir et la peur de la mortMais en réalité, ce n’est pas la dernière : il y en a une autre, qui est l’ultime peur- et donc la PREMIÈRE. Derrière toutes les colères, il y a la colère ultime qui est la première… Derrière toutes les tristesses et les chagrins, il y a l’ultime chagrin d’amour, qui est le premier… Et ainsi de suite pour toutes les blessures de trahison,de rejet,  d’abandon, de reconnaissance, d’humiliation, d’injustice, etc.

Les émotions qui affleurent sont donc des écrans illusoires.

Nous nous approchons des matrices périnatales de Stanislas GROF. Toutes ces émotions ultimes et premières sont archaÏques et constitutives de notre incarnation. Il convient, pour finaliser une DEÏ, que le sujet accompagné décèle (« dé-scelle ») la véritable et ultime émotion. L’accompagnement n’est pas constitué ni de discussion ni d’argumentation, ni de justification. Pas de mental. Que du sensoriel.

Les gens qui ne sentent rien, qui ne sentent pas leur corps sont évidemment les plus grands fuyards de leur incarnation pour des raisons très précises et bien connues. Les schizoÏdes ne sont sont pas sentis voulus, ni attendus ; ils fuient toute perception corporelle. Les dépendants fusionnels n’ont pas été nourris d’amour ; ils sont en recherche perpétuelle d’une maman aimante et attentionnées, etc. Mais même ceux-là, s’ils acceptent de se prêter au jeu, finissent par réveiller leur système sensorimoteur, leur système d’information retour, et commencent à sentir leurs viscères, leurs pieds, leur respiration, etc.

Le but étant, d’autant plus pour ces derniers, de s’incarner pour se verticaliser, pour enfin sentir l’Amour qui coule en nous et autour de nous.

Cette méthode peut être appliqué quelle que soit votre spécialité d’accompagnant. Que vous soyez médecin, auxiliaire médical de tout poil (infirmière, kinésithérapeute, podologue, ostéopathes), psy de tout poil … Et bien sûr thérapeute non règlementé de tous poils…

Le but en derneir recours, est de se retrouver SOI, par delà les distorsions, et de remettre l’ego au sevice du SOI, et non au service de défenses illusoires.

Qui peut appliquer la DEÏ ?

Tout le monde, praticien de santé ou pas. Certains médecins ou thérapeutes règlementés n’aiment pas se trouver en atelier avec ce qu’ils pensent être des « charlatans » (magnétiseurs, naturopathes, kinésiologues, tarologues, ou que sais-je encore). Un de mes maîtres, Léandre Cochetel disait :

« Il ne faut pas mépriser la diseuse de bonne aventure qui a extorqué 300 franc à un quidam pour lui dire qu’il allait trouver du boulot et rencontrer une belle blonde. Car en donnant des illusions à un dépressif profond, à un lucide cynique qui n’en voit plus le bout et qui est prêt à se suicider, elle redonne un avenir possible, un goût de vivre et de lutter, une volonté de vouloir, à un gars qui n’en trouvait plus la force… ».

J’ai longtemps médité cela,

Nous accueillons donc tout le monde, thérapeute règlementé ou non, et toute personne de bonnevolonté. Le plus comique, c’est que parfois, il s’est trouvé durant des ateliers qu’une personne magnétiseuse analphabète, ou une personne qui n’y connait rien  soit plus empathique, authentique, et pleine d’amour que des personnes imbues de leur savoir et de leur vingt ans de carrière brillante. Donc tout le monde est bienvenu ; il suffit d’être empathique…

Déroulement d’un atelier

Les règles s’intègrent en se vivant. On ne peut pas donner quelque chose que l’on n’a pas reçu. Il ne s’agit donc pas de s’asseoir et d’écrire, mais de vivre et de partager.

Dans un premier temps, l’assemblée assiste à une démonstration de deux ou trois séances parmi les convives. Quelques règles en découlent. On crée ensuite des duos : un accompagnateur, un sujet recevant. Si un cas particulier ou un cas d’école émerge d’une situation de duo, on s’arrête tous, et tout le monde assiste au dénouement. Les modalités d’accompagnement de dénouement sont variables, en fonction du sens le plus ouvert (ou du moins fermé) chez le sujet recevant.

Voici un exemple d’accompagnement DEÏ en fin de séance d’ ostéopathie en 2007. Je ne suis plus offciellement ostéopathe puisque je n’ai pas d’agrémént préfectoral, nous diront donc que c’était une séance psychophysiologique
Il s’agit du cas de Magalie, 20 ans. Elle a très mal à la tête depuis cinq jours (et tout son corps lui fait mal, mais elle ne le sait pas). Elle s’en rend compte lorsque je tente de la toucher…
Je lui demande ce qui s’est passé il y a cinq jours. « Rien », bien sûr… et je ne la crois pas. Ses pupilles se sont fermées ; elle spasme en me disant cela. Toutes la zone du coccyx s’est contractée ; son bassin s’est soulevé pour éviter de se poser ; sa respiration s’est limitée.

Donc elle est mal, mais elle ne peut pas pour l’instant aborder ce qui lui fait mal. Lors de ma séance en technique manuelle, je commence par un massage shiatsu de tous les méridiens tendino-musculaires car elle est très tendue. Son extenseur du facia lata (muscle lié au gros instetin, douloureux lorsque le GI est spasmé) est adhéré au fémur, et est très douloureux. J’effectue donc une palpation immédiate de son colon…Impossible, c’est très douloureux. Pas de péristaltisme suffisant, manque de tonicité, avec des zones spasmée…
Je tente de remettre du MRP (mouvement respiratoire primaire, ( technique fondamentale d’ostéopathie fluidique). Pas terrible…Je palpe le deltoÏde antérieur et le bracchio-radial (où passe le méridien du GI)… C’est très douloureux. Je remonte à la clavicule … le point N°1 du méridien du poumon est très douloureux…
Manque de confiance en soi, peur de perdre, peur de ne pas y arriver. Je la laisse mariner en silence pendant que je m’active avec son corps…
Je reviens à la vésicule biliaire… spasmée, douloureuse aussi…Une peur dans l’action… peur d’agir ou de ne pas pouvoir agir… Mais aussi un contrôle…
Je lui propose de se mettre sur le ventre. J’améliore l’amplitude du MRP. Le sacrum se met en mouvement, mais elle serre les fesses… Comme tous les gens qui ont peur de quelque chose.
Thrust rapide des vertèbres dorsale D4 à D7, sans levier bien sûr, et amplification du MRP de chaque lombaire en fluidique. Je ne décèle pas de lésion vertébrale montante ou descendante à l’origine du mal être physique. Son mal être est d’origine viscérale… Quelque chose la tarabuste fortement et elle s’est conrtactée… Je lui demande si elle a peur de perdre son amoureux… Elle ricane comme une propriétaire absolue, sûre de le tenir par le bout du nez. « Non » me dit elle, « il est amoureux !!! » La tentative de contact émotionnel est ratée. Silence…
Je reviens à l’abdomen, je tire son estomac vers sa hanche droite pour lever les adhérences au diaphragmes, et je travaille son plexus mésentérique, en une techniqued’ostéopathie viscérale qui travaille sur les zones réflèxes de ce plexus. (Cette technique est de nos jours mise à la portée de tous par la méthode du chi nei stang, stage du tao secret révélé par Mantack CHIA, et moult ateliers foisonnent dans toutes la France).

Je vais à la nuque et je donne du lest et de l’amplitude, toujours en fluidique, aux cervicales… Les lésions s’amenuisent sous mes doigts…Le système ortho-local, et les ganglions sympathiques induisent un influ nerveux bénéfique jusqu’au bout des pieds, elle est plus tonique et beaucoup moins douloureuse à la palpation de l’abdomen, et un mouvement global des fluides dont elle a maintenant conscience la pose sur la table.
Elle s’apaise, elle va mieux… Elle s’est détendue mais son mal de crâne a augmenté. Le pubis semble ne pas respirer… Je touche vessie et symphyse pubienne avec doigt en « V » sur les méridiens rate et rein, je fais un Vspread. (Technique dostéopathie fluidique non reconnue et non officiellement enseignée en france, bien que cerains vieux prof se lâchent et recommencent à donner les techniques efficaces à leurs étudiants. C’est douloureux… Je fais du fluidique sur son muscle péronier gauche, tout en appuyant fortement sur son point 36 estomac sur le tendon péronier…Amplification du MRP … l’influx s’écoule jusqu’à la nuque… ça va mieux. Mais l’influx se bloque après l’occiput et ne remonte que très difficilement vers le frontal. Ceux qui connaissent les trajets de méridiens d’acupuncture comprendront que je tente un relachement de l’estomac.
Je tente de relancer le mouvement en faisant du crânien… Vomer bloqué, frontal bloqué… je ne vais pas plus loin, il s’agit du masque social… Il s’est passé quelque chose qui a fortement heurté son ego…
Je m’éloigne d’elle, cessant de la toucher. Nous sommes à la limite de ce que peut faire une thérapie manuelle quelle qu’elle soit.

La séance dostéo-DEI commence maintenant.
Je lui redemande si ça va bien avec son amoureux et si elle est sûre de leur relation. Silence… Elle me dit que si elle a peur de perdre quelqu’un ce serait plutôt son grand père qui va mourir, et son père qui s’éloigne de plus en plus (parent divorcés). Son corps ne se rétracte pas comme lorsqu’elle parle de son amoureux… Je me dis : il y a un antagonisme entre elle et son amoureux, antagonisme qu’elle ne peut pas exprimer. J’évite de dire quoi que ce soit. Silence…
« J’ai très mal à la tête ». J’excite les points neuro-vasculaires 14 VB, sur les bosses frontales, durant 20 secondes et je m’éloigne à nouveau. Silence… Regard fermé, absent…
Mes séances d’ostéopathie durent une heure ; il reste quinze minutes… Je commence alors une séance DEÏ (Compte rendu simplifié – la séance a duré dix minutes).
« Peux-tu demander que ta peur sorte de toi maintenant et que les paquets d’énergie retenue se remettent à circuler ? Oui ! alors demande-le à haute voix… ». Elle le fait, soubresauts, bâillements… Elle soupire… et enfin, vomit son truc…
« Ma copine m’a dit qu’elle a réussi a jouir avec son copain et moi je n’y arrive pas… ». Quand a-t-elle dit ça ? « Il y a cinq jours » (elle a mal au crâne depuis cinq jours, elle est venue consulter avec sa mère, à cause de cette migraine récalcitrante)… Je la regarde plein d’amour, très enveloppant, sans commentaire… Il n’est pas utile de faire le moindre commentaire victorieux…
« Peux-tu demander que ta jalousie envers ta copine et ta peur de ne pas y arriver avec ton amoureux…sortent de toi maintenant ». Elle le fait… « Demande à ton corps de remettre en circulation l’énergie que tu as retenue pour faire « bonne figure » face à ta copine »… Plus de mal de tête en deux minutes.
« Pourquoi tu n’y arrives pas avec ton copain ? ».  » – Parce que j’ai peur de ne pas y arriver « … Je vois une fusion avec le père, mais elle n’est absolument pas prête à aller voir cela…
Pour la fin de la séance mon objectif est qu’elle aille mieux et qu’elle puisse avancer. Je lui propose encore de travailler sur la peur.
Elle a peur du sexe, peur de ne pas y arriver… On ne pourra pas aller vers la peur ultime pour cette séance, mais à un moment de la procédure que je lui fait vivre, elle dit : « Je sens un truc qui s’ouvre dans mon cœur, je respire mieux ».
On continue. Je lui demande d’enlever la peur dans le sexe, dans le ventre ; et de mettre de l’Amour à la place… Elle le fait et me dit : « Je sens que ça s’ouvre dans mon bas ventre, et je sens que ça respire »… Je lui propose d’enlever tous les blocages sexuels qu’elle imite dans sa lignée de femmes, les jugements de maman, les projections des parents… Bref, tout ce qu’elle a entendu ou vu, et qui constitue sa structure psychique : que cela sorte de ses oreilles et ses yeux.
Relâchement profond ; Elle dit qu’elle est traversée par une vague de chaud… Je lui demande de renvoyer à la terre toute l’énergie de sa colère et sa rancœur de porter tout cela. Encore des vagues et du chaud qui sortent par les mains, la tête, les pieds… « Sens-tu maintenant la jonction entre ton cœur et ton bas ventre ? » Elle me regarde, visage bien plus ouvert, demi-sourire.. Elle fait oui de la tête. Je lui dis : « Comme ça, dans cet état d’ouverture à toi et à l’autre, ton corps peut fonctionner… »

Fin de la séance.

Jacob Vladimir

Planning, inscription et adresse ICI.

 

Les commentaires sont fermés