Newsletter sur le blaspheme de janvier par Jacob Vladimir

Petit texte de la newsletter    fin janvier 2015.

Sur le blasphème.

Ceci pourrait constituer un billet d’humeur mais je crois qu’il a valeur de texte à méditer pour l’humanité entière.

L’action punitive qui a eu lieu à Paris dans les locaux du journal Charlie, et qui a couté la vie à  17 personnes, visait à sanctionner le blasphème.

Je savais que, après la descente spontanée des francais dans la rue, dans l’émotion, beaucoup de musulmans du monde entier  allaient  réagir, et descendre aussi dans la rue, eux aussi dans l’émotion. Et cela a eu lieu bien sûr,   bien au-delà de ce que l’on croit, ou de ce qui est visible.

Les musulmans de France on fait profil bas, mais abordons  la minute de silence le lundi matin ; bien des parents musulmans et beaucoup de prêches d’imam ont  fait la leçon aux enfants de ne pas participer à cette  minute de silence puisque ce qui est arrivé était bien et juste.

Bien, et  Juste,  c’est sûr !  Puisque tout ce qui advient est toujours juste.

Mais juste dans quel sens et pourquoi ? Pour que la torpeur, le déni,  le jemenfoutisme général de  nos politiques soit  sanctionné par la base, le peuple, qui va les obliger à se réveiller, ou alors  que les musulmans de France se réveillent aussi, et luttent pour que la barbarie des fanatiques ne passe pas nos frontières. Pour cette seconde hypothèse, iln’ y avait aucune chance que ça marche.  les plus modérés ont pensé ou dit, je condamne mais je ne suis pas Charlie.

Il y a eu des commentaires de dignitaires musulmans du monde entier, reproduits à la télé, mais la nuit. Pas au journal. Nos politiques veillent sur nous et  veulent éviter de  mettre de l’huile sur le feu. Ils ont raison, l’émotion n’amène rien de bon.

Le discours tenait en gros en cela : lorsque la fatwa contre Salman Rushdie (pour rappel, il est  l’auteur des  « verset sataniques »)  a été lancée par l’ayatollah Khomeiny, il ne s’est pas suivi d’effet, et Rushdie n’est pas mort. Ce fût une erreur funeste, car l’Occident a cru qu’il pourrait s’emparer de l’image du prophète et en faire ce qu’il veut. Les occidentaux doivent comprendre qu’il n’y aura plus jamais la moindre  faiblesse à ce sujet. Point. C’est dit. Dont acte.

Et j’entends depuis sur les ondes de toutes les radios, un appel à ne plus blasphémer. C’est grave, très grave. Voici pourquoi.

Qu’est-ce que le blasphème ?

Réponse : le sport préféré des chrétiens d’Occident depuis 10 siècles. Timidement les premiers siècles, mais ça a couté quand même des millions de morts.

Personne dans aucune tribune politique ou journalistique n’a osé dire la vérité, ni même évoquer le point de vue de l’Occident sur le blasphème. D’où nous vient cette propension au blasphème ? Je rappelle que le pape, (et d’autre représentations chrétiennes)  a très souvent été écorné dans les tribunes de ce journal.

Il se trouve que nous sommes la civilisation du blasphème. Nous sommes aujourd’hui le résultat d’au moins 500 ans de blasphème à outrance contre une église moyenâgeuse, meurtrière, génocidaire, au moins aussi fanatique que l’Islam moyenâgeux d’aujourd’hui.

Le blasphème est  donc un sport chrétien que j’invite les musulmans à pratiquer pour se libérer car nous l’avons fait pour eux et ils en bénéficient chaque seconde de leur vie. Le monde entier, et les musulmans aussi, reçoivent la manne du progrès des sciences, de la médecine, du savoir immense et de la technologie que l’Occident à découvert grâce au blasphème. Et toute l’humanité en goutte la saveur exquise. C’est l’occident qui sort l’humanité de la nuit sans lumière,  de la maladie sans remède ni chirurgie, de la distance raccourcie, de la possibilité de se parler d’un bout à l’autre du monde. Et ceux qui traitent l’Occident d’impie oublient que sans l’Occident, ils seraient encore à cheval et à dromadaire, à manger du sable, à mourir pour une simple petite infection…   

Notre Occident est très loin d’être parfait, et beaucoup de choses me navrent de ne pas s’améliorer alors que c’est possible. Mais je préfère mille fois vivre en pays chrétiens qu’en pays d’Islam, et le pire, c’est que les musulmans qui crient au blasphème aussi, sinon que feraient-ils là parmi nous.

Si nous étions encore sous le pouvoir de l’Eglise, et que nous n’avions pas blasphémé pour le plus grand bien de l’humanité, nous serions encore au moyen-âge, comme tous les pays musulmans le sont. Il suffit d’y aller ou de regarder des reportages de ces pays extrêmement riches, bien plus riches que les pays d’Europe (même le Maghreb,) sans routes, sans écoles, sans hôpitaux, sans culture, où les peuples sont déshérités de leur pouvoir au profit de tyrans.  Seuls les pays du golfe sont propres, mais leurs ouvriers qui viennent des pays musulmans paupérisés par leurs tyrans, et qui construisent les villes magnifiques que nous voyons sortir du sable,  sont sous payés, esclavagisés. Et il n’y  a certainement pas de syndicats et pas de prudhommes. Et les wahhabites se targuent  d’être les champions de l’Islam, mais où est leur amour alors que leur capitalisme est le plus sauvage du monde, pire que celui des USA.

Le problème c’est que   lorsque les barbus prennent le pouvoir, c’est encore pire. La société régresse vers le haut moyen-âge, et l’inquisition des fanatiques réduit  ces pays en terre ravagées, appauvries, dont les peuples fuient ou se terrent dans la terreur. 

C’est cela l’Islam auquel nous assistonsaujourd’hui, comme ce fut cela la chrétienté pour les peuples d’Occident au moyen-âge, hormis le fait que les islamistes de maintenant bénéficient du savoir technologique moderne et que leurs moyens de destruction sont décuplés, grâce au blasphème de l’occident sans lequel ils lutteraient encore  sabre en main.

Il suffit de voir comment la noble Perse  de ces trente dernières années a régressé sous le joug ayatolesque,  depuis le limogeage, pardon le renversement du shah. Il faut donc sauver nos frères musulmans de France de cette régression, les intégrer, leur donner une place, leur reconnaitre la place qui leur revient, pour qu’ils se débarrassent eux même de ce replis identitaire  dans laquelle ils se sont engouffrés en réaction à la place de citoyen de seconde zone à laquelle nos politique les ont relégués. Cela ne pourra venir que de l’intérieur. Il va de soi que l’islam radical est soluble dans la citoyenneté, et la démocratie à l’occidentale, imparfaite et perfectible mais o combien enviée par tous les musulmans qui tout en vivant parmi nous, rejettent toute identification.

Comment peut-on recevoir toutes les mannes d’une société dans laquelle on vit, et la rejeter en même temps ? Ce déni pathologique  doit être vigoureusement pris en compte et des mesures éducatives drastiques doivent sauver les enfants des adultes fanatiques.

Pour cela il convient en premier lieu de redonner aux citoyens musulmans toute leur dignité. Ainsi la mosquée ne sera plus un lieu de prêche revendicateur et vengeur mais un lieu de culte ou l’islam sera confiné, exactement comme la chrétienté est confinée dans les églises.

C’est le seul vivre ensemble possible.

Un peu d’histoire pour étayer ce concept de l’Occident champion du blasphème et résultat de 500 ans de blasphème

L’Occident et le concept du blasphème. 

Pour aller vite, les livres qui existaient en Europe  avant le 14ieme siècles étaient des livres religieux car tout était écrit dans les saintes écritures : l’ancien testament et les evangiles.

Ainsi la recherche d’autres horizons de pensés étaient bannis et punis de mort. Exactement comme aujourd’hui concernant le Coran,  hormis le fait que aujourd’hui, c’est quand même bien plus grave.

Il faut une sacré dose de déni, pour  que de pauvres illettrés, ou pire,  des gens éduqués, (quelque catholiques heureusement sans aucun poids que leur parole), mais surtout  des musulmans qui s’érigent en imam,  croient que toutes les réponses sont dans des livres écrits peut être par des gens inspirés, mais écrits à l’usage de peuples anciens avec lesquels on n’a plus rien en commun.

Il s’agissait,  tout en partant des meurs de l’époque,  de faire évoluer des  sociétés tribales  vers plus de sociabilité, un peu plus d’amour.

Comment la chrétienté est sortie du marasme chrétien ?

Au sein de la chrétienté,  le  blasphème a existé de longue date ; il  était caché jusque dans les enluminures des livres saints où le pape fut parfois  représenté en âne, au 13ieme siècle par exemple. Dès l’arrivée de l’imprimerie profane, avec Gutenberg, une bourgeoisie s’est mise à faire éditer en grand nombre des livres profanes, tous interdits.

Et lorsque, au sein même de l’Eglise, des déviations hérétiques visant à faire évoluer la pensée et les moeurs, prenaient un peu d’ampleur,  l’excommunication et  le bûcher appuyaient fortement l’interdictions des livres.. Ainsi les vaudois, les cathares,  les templiers, et bien d’autres petites communautés fransiscaines déviantes disparurent.

Les éditeurs ont toujours risqué leur vie, sans parler de ceux qui les écrivaient ou les lisaient bien sûr. Le blasphème contre l’Eglise a commencé à se généraliser avec l’imprimerie, puisque les moyens matériels  le permettaient. Dans les villes, le long des axes commerciaux, une littérature sous le manteau,  a coexisté avec les seuls livres autorisés.

Il faut dire que c’est grâce à l’expansion arabe que la pensée grecque et le savoir antique nous sont revenus.  Et l’Eglise a fortement  lutté contre toutes ces hérésies.  Par exemple, Thomas d’Aquin, le philosophe théologien  fut excommunié après sa mort, en 1277 pour avoir voulu lier  la scolastique chrétienne à la logique aristotélicienne que la faculté de paris découvrait grâce aux commentaires prolixes et  lumineux de Ibn RUSHD (Averroès).

Thomas  fût canonisé en 1323, (et reconnu comme un docteur de l’Eglise)  soit 50 ans après sa mort, et aujourd’hui encore le thomisme est reconnu comme une doctrine  importante de l’Eglise.

Nous avons eu notre Eglise pour nous empêcher de penser, les musulmans ont l’Islam.

Ils avaient pourtant bien commencé car lors de l’expansion musulmane, bien heureusement, il s’ensuivit une expansion, non plus de territoire, mais de savoir.

Après les farouches tribus Omeyades, venues   des sables qui ont conquis l’empire méditerranéen en un siècle,  il a fallu administrer ; les premiers Omeyades étaient certainement analphabètes. Il n’y pas besoin d’écriture dans le désert. Il y a besoin d’autres compétences bien plus impérieuses.

Ils  ne  pouvaient pas administrer un si grand empire.  Ils ont fait appel aux Abbassides, des lettrés perses,  pour lever l’impôt, organiser l’empire, créer des routes postales, une administration d’état.   En un siècle, les lettrés abbasides ont pris le pouvoir, et en soif de savoir, ils  se sont mis à traduire tout le savoir antique. C’est grâce à eux que l’Occident s’est à nouveau réapproprié son savoir. Les lumières de l’Occident renaissant sont les filles puinées des lumières de l’empire musulman.

Au 14ieme  et 15ieme siècle, alors que l’Occident commence à se réveiller de sa torpeur et commence à timidement blasphémer contre l’Eglise toujours plus  totalitaire et sanguinaire, l’islam se durcit, s’enferme. A la fin du 15ieme siècle, les  arabo andalou, (cette Arabie heureuse idéalisée),   demandent de l’aide au sultan alaouite du Maroc,  pour les aider contre les princes wisigoth en guerre pour récupérer leur terre. Les marocains qui débarquent, et qui vivent un islam âpre, rigoureux comme le désert,  ne comprennent pas cette islam ouvert, cultivé, aux moeurs trop relâchés et  trop lascif à leur gout,  et la répression sera sévère.

Les dissensions entre ses 2 manières de vivre l’Islam va créer une grande ambivalence chez ceux qui ont demandé de l’aide, et beaucoup préfèreront vivre sous le la tutelle des wisigoth. Cela  va précipiter la perte du sultanat de Cordoue.

Au 14ième siècle, les Turcs Seldjoukides, les mamlouk qui ont pris le pouvoir vont durcir et enfermer la société musulmane autour de la méditerranée, et la figer durant des siècles dans un Islam totalitaire, exactement comme l’Eglise catholique le fera après avoir récupéré l’Espagne.

Les purges seront sanglantes de part et d’autre. Tout le monde a entendu parler de  la date de 1492, année de la découverte des Amériques par Christophe Colomb, mais aussi et surtout de l’Edit de la reine d’Espagne,  Isabelle de Castille, et de Ferdinand d’Aragon, boutant tous les non chrétiens hors d’Espagne. La pensée libre va aller se répandre à partir du nord de l’europe, et particulièrement en Hollande

Quant aux peuples musulmans, la radicalisation de l’islam concomitante  à la fin de l’empire du nord de la méditéranée va entrainer le  déclin de la pensée, de la recherche scientifique et philosophique,  au profit d’un islam qui contient toutes les réponses dans le livre.

Cet empêchement de  toute pensée  va engloutir le monde arabo-islamique. Lorsque l’Occident (napoléon et tous ses ennemis après lui) envahit  ces territoires pour les coloniser, les peuples arabo-musulmans  ont des siècles de retard à tous les niveaux.

Après le lègue de notre savoir antique par les arabes, l’Eglise était tout aussi sanglante et totalitaire. Alors qu’elle est la différence. Tout tient dans le blasphème. Il a fallu 500 ans de blasphème pour nous libérer de ce joug de l’Eglise. Ce que ne feront pas les peuples sous joug le joug de l’Islam.

Je ne suis pas un lecteur de Charlie, et je ne goutte pas spécialement ces caricatures d’ado attardés, qui sont parfois de très mauvais gout, et n’amènent pas forcément de réflexion.

J’ai vu une fois une caricature du pape Jean Paul II en porte jarretelles, ce n’était pas utile   pour le propos.  Mais la caricature de Mohamed, visage caché dans ses mains, donc non représenté, disant,   « c’est dure d’être aimé par des cons »,  est forte à propos.  Je vis des instants inspirés, comme beaucoup d’humains, et là je sais que l’auteur de cette caricature était inspiré. La répression sanglante au nom d’une religion, au nom de l’amour est une pathologie sociale grave.

L’Eglise n’est pas en reste. Elle a donné les pleins pouvoirs à une caste d’inquisiteurs  au sein de laquelle se sont engouffré tous les sociopathes, criminels, sadiques, détraqués sexuels, et pervers en tout genre, qui ont légalement joui d’une impunité leur permettant de trouver un exutoire à leur perversion, sous couvert de protéger l’Eglise

Des le 5ieme siècle, l’Eglise naissante qui jouait le même rôle que les oulémas fanatiques (les écoles coranique) aujourd’hui, nous a fait perdre  tout le savoir antique brulé dans les bibliothèques par les premiers chrétiens.

Ces premiers chrétiens du sud ont reproduit les persécutions  que Rome leur a fait subir, dès qu’ils furent assez installés en Orient et en Egypte ptolémaïque.

La chrétienté  des barbares du nord et nord-est de l’Europe,  une fois installée elle aussi, après la chute de Rome au 6ieme siècle, a enfoui le savoir des romains légataires des grecques. De Byzance à Rome,  cela a créé 1000 ans d’obscurité en Europe. 

Et l’Occident en est sorti, pour le meilleur de l’humanité. Il faut maintenant les musulmans à  tirer l’Islam vers le haut, et le véritable Très Haut, qui est fait d’amour, et non de fanatisme.

Il a fallu pour sortir de l’obscurité que  des  centaines de milliers de blasphémateurs paient  de leur vie leur éréthisme vis-à-vis de l’Eglise. La quasi-totalité des sorcières que l’Église a brûlées à partir du 11ime siècle étaient des femmes qui s’occupaient du corps des femmes : elles géraient les accouchements, avortements, maladies génitales, et le corps en général.  Pour ôter toute autonomie aux femmes, et les mettre sous la tutelle de l’Eglise, elles furent accusées de satanisme, et brulées après tortures en grand nombre, par les sadiques et autres malades mentaux accrédités par l’Eglise.

L’Eglise a annulé toute possibilité pour les femmes de gérer le gynécée, sans rien mettre d’autre à la place… que la prière

En 5 siècles d’inquisition, l’Eglise a brulé 5 % de la population européenne  par siècle. Elle ne s’est pas imposée en douceur mais dans le sang. N’en déplaisent aux chrétiens, il  nous reste tous les registres d’Eglise et les jugements de l’inquisition, et les statistiques ont été faites de longue date par les historiens. Pour ceux qui jugent les fanatiques musulmans d’aujourd’hui, nous n’avons rien à leur envier concernant notre propre moyen-âge.

Ne serait-ce que pendant le shiisme protestant au 16ieme siècle contre l’Eglise catholique, l’Europe  a été mise à feu et à sang durant un siècle, à propos des 95 amendements de Luther, et des partisans de thomas Munzer au sein de l’empire romain germanique.

Il y a  eu des « Saint Barthélémy » à travers toutes l’Europe et  pas seulement en France. Rien qu’en Italie du nord qui n’existait pas encore,  et au Vatican, 4 % de la population fût brulée, ou passée par les armes.

Souvenez-vous des tableaux de Rembrandt qui décrivent des dissections de corps humains à la lumière des bougies dans les sous-sols. Si ces gens se faisaient prendre, ils brulaient, et bien sûr ils ont brulé si bien que,  au lieu d’acheter les cadavres aux morgues, ils ont fini par les déterrer, et ils ont encore plus brulé. Ce blasphème contre la conception du corps au sein de l’Eglise,  nous en sommes les enfants aujourd’hui. Les musulmans qui viennent se faire soigner en France, on devrait leur faire signer un papier qui le leur rappelle. Vous bénéficiez d’un blasphème qui va vous sauver la vie et on  ne vous soigne ou vous opère que si vous le signez.

L’éducation est le meilleur moyen de faire évoluer les mentalités. Il faudrait que chaque hôpital mette ces textes en exergues, en y rajoutant pour adoucir le propos : Merci de l’apport d’Averroès et d’Avicenne(Ibn Sina), mais vous les avez effacés de votre mémoire pour apostasie, et nous les avons honorés en nommant nos institutions de leur noms.

En 1633, Galileo Galilée a dû se mettre à genoux et dire qu’il s’était trompé pour éviter la torture et le bucher, alors que les calculs de Copernic  prouvaient l’héliocentrisme depuis  près de cent dix (110)  ans.

Mais en se relevant, il a dit dans sa barbe : « et pourtant elle tourne ». Cela voulait dire : c’est bien la terre qui tourne autour du soleil et non le contraire.

Seuls les lettrés connaissent Giordano Bruno, qui fut une grande figure de la pensée de cette époque.

Giordano Bruno  n’a pas voulu se dédire. Il prônait  l’héliocentrisme,  comme Kepler et Galilée.  L’héliocentrisme était connu  et accepté par tous,  sauf par  l’Eglise, car lors du procès de Bruno, les calculs le prouvaient depuis  plus de  75 ans. Il prônait  également  l’idée d’une quantité de mondes, d’étoiles et de planètes autour, il disait de Jésus qu’il n’était pas dieu mais un simple mage politicien, et que dieu,  s’était le saint esprit ;  il  a donc brulé en 1600, après 8 années de tortures et de procès.

Depuis les calculs du polonais Nicolas Copernic, en 1525, soit 108 avant le procès de Galilée, et bien sur les calculs de Kepler (1625) qui démontraient l’héliocentrisme, toute l’intelligentsia européenne savait que l’Eglise trichait, et que le soleil était bien au centre de l’univers. Cela s’appelle de nos jours la révolution copernicienne. Ne croyez surtout pas que ce ne sont que des mots. Pour ce blasphème, en 100 ans, des milliers de gens intelligents, cultivés, qui connaissaient ces calculs,  sont morts ou ont été excommuniés, battus,  mis au cachot, et leurs livres brulés. Il ne s’agissait pas de pauvres gens du peuple puisque les gueux étaient analphabètes.  L’Eglise traquait la grande bourgeoisie cultivée, et la basse  noblesse sans terre et frondeuse, et lettrée.

Dans les années 1575 à 85, Ticho Brahé, a même rebricolé les calculs de Copernic pour que cela corresponde à ce que disaient les saintes écritures. Ils observaient bien que les astres bougeaient, mais il voulait préserver la vérité de l’église. Il construisit donc un système incluant le mouvement de sphère en mettant tout de même la terre au milieu, bien que cela ne correspondait pas à ce qu’il observait. Il dira sur son lit de mort an 1601, qu’il attend de Kepler que sa vie n’ait pas été en vain. C’est bien Kepler qui mettra  en place le système  sur lequel s’appuiera Galilée… et un siècle  plus tard Isaac Newton.

Kepler put le faire, car le duc du Württemberg le laissa faire, et il fut dès 1600  l’astrologue de l’empereur Rodolphe II d’Habsbourg, ce qui le protégea de l’Eglise,  mais il convient de rappeler que sa tante fut brulée pour sorcellerie dans les années 1600, et sa mère passa 14 mois en prison, accusée de sorcellerie également. Il la sauva du bucher, car il la défendit  lui-même et gagna son procès. Elle mourut quand même peu après d’épuisement car les geôles ne devaient pas contenir toutes les commodités. Epuisé aussi, il finit quand même son œuvre de justesse avant de mourir, et certains de ses écrits sont porthumes.

Quant à Isaac Newton, il  a   pu  fortement blasphémer parce que  l’Eglise Anglicane avait déjà largement  blasphémé contre  l’Eglise vaticane en faisant sécession, en 1530 pour que Henry VIII puisse divorcer.

Newton est le premier blasphémateur direct de notre monde chrétien contre la théorie de dieu présidant aux secrets de l’univers.

Il   est le premier à avoir dit sans mourir brulé : «  hypothèses non fingo ». Je ne feins point d’hypothèse. Cela voulait dire : je n’ai pas besoin de l’hypothèse de dieu pour expliquer le mouvement elliptique des sphères célestes. La gravité se suffit à elle-même. Ce qui ne l’empêchait pas de dire que Dieu restait le garant que l’univers existe et fonctionne.

Nous sommes les enfants de tous ces grands bonshommes, et tous ceux, illustres inconnus,  qui ont bravé les saintes écritures au péril de leur vie, et j’invite tous les musulmans de bonne volonté à cesser de faire le béni oui-oui, à devenir les précurseurs du réveil, du renouveau de l’islam.

Je préfère mille fois vivre en pays chrétiens où la chrétienté est pacifiée. Notre vielle Europe, malgré tous ces problèmes,  commence à  peu près à ressembler au message d’amour des premiers chrétiens.

Bien que l’Occident soit le premier fournisseur d’armes au profit des fanatiques musulmans, nos politiciens et nos curés ne   mettent  pas des bombes à tout bout de champs, dans nos bus, nos écoles,  nos places de marché, au détriment des peuples pour soit disant les sauver.

Et lorsqu’on veut défendre une idée, on ne tue pas de pauvres populations qui ne demandent qu’à vivre en se disant que le ciel reconnaitra les sien, et les emmènera au paradis en tant que « martyr à l’insu de leur plein gré ».

L’Eglise  s’en tient à la sphère privée, sans aucun pouvoir coercitif sur les populations. La prière, le choix d’aller à l’Eglise ou de ne pas y aller est une affaire privée, personnelle, individuelle.

Le libre arbitre individuel à vivre une spiritualité quelle qu’en soit la forme est donc l’un des aspects de la force de l’Amour, alors que l’obligation totalitaire de suivre un culte prescrit, est pour le fanatique qui oblige quiconque, la manifestation de   l’amour de la force. Cet islam fanatique est du   côté sombre de la force si vous voyez ce que je veux dire.

C’est la fausse lumière de monsieur Luis CYPHR, et ça n’a plus rien à voir avec Mohamed, qi je le rappelle a fini par entrer dans  la Mecque, le fief de ses ennemis de toujours,  en fin politique, sans armes.

Je préfère mille fois vivre en pays chrétiens pacifié  que dans un territoire où l’on me dirait  qui je suis, et qu’est-ce que je dois penser, et à quoi je dois croire.

Pour cela,

Nous pouvons remercier tous les blasphémateurs qui l’on payé de leur vie, et qui sont nos honorables ancêtres européens. 

 

Message aux musulmans de France et du monde

Quant à nos frères humains musulmans qui vivent parmi nous. Ils peuvent remercier aussi car sans ces blasphémateurs qui ont fait l’Occident,  ils ne seraient certainement pas là à partager avec nous notre immense richesse sous toutes ces formes, qui leur fait cruellement défaut, sinon il ne viendrait pas la chercher chez nous. Et je ne parle pas du Maghreb  uniquement, puisque même les gens de la péninsule arabique viennent en Europe. Il y a forcément une forme de richesse intérieure, sous forme de liberté d’expression de soi, au moins, et une richesse de vie matérielle, de créativité,  qui leur manque, malgré l’immense richesse des pays du golfe. Ils s’achètent, notre mode, nos parfums, nos voitures, notre architecture. Cela veut dire que l’argent est là, mais il y a un blocage qui  ne leur permet pas de créer eux même. Et cela s’est  le résultat de l’islam radical.

Les occidentaux sont plus branchés sur la créativité, pas toujours pour le meilleurs, mais  il convient que les musulmans ouverts en prennent de la graine rapidement, très rapidement, car nous ne leur donnons pas 5 siècles pour se débarrasser de leur fanatiques et sortir du moyen-âge, le leur,  où ils veulent nous replonger.. On a eu notre dose de moyen-âge avec le nôtre. Khlass : En voila assez.

Le monde bouge maintenant trop vite, trop pour eux peut être, et pourtant ils n’ont pas le choix. Ils ont tout au plus 50 à 100 ans pour se libérer de leur obscurité. Il convient  que leurs intellectuels, imam réformateurs, et autres  blasphémateurs,  remettent en cause leur  livre, et définissent ce  qui est universel, tout ce qui parle d’amour, et ce qui  est de l’ordre de l’histoire, et donc géopolitique.

Cette seconde partie géopolitique et historique s’adressait  au septième siècle à des bédouins au fin fond de leur désert,   qui faisaient des razzias sur les routes de la soie, et entre tribus ennemies,  pour agrémenter  leur  badaoua( nomadisme)  enfouie sous les sables. Nuls doutes qu’il y avait à cette époque, malgré les razzias, une vie intérieure, un code de l’honneur des arpenteurs  du désert,  et cela bien avant l’Islam.  Mais au temps de Mohamed, il était temps d’ harmoniser les tributs, les réunifier, sortir de l’idolâtrie ou chaque tribut avait son totem,  et ce fût fait.

Au 7ieme siècle de l’ère chrétienne, l’Orient était chrétiens, et les chrétiens entraient largement dans la péninsule  arabique pour le commerce. Là où il y a commerce, les juifs de la diaspora, expulsés de leur royaume par Rome en 70 de notre ère, étaient là aussi.

Un grand politicien, un certain Mohamed, commerçant, se penchât d’abord vers les rabbins qu’il côtoyait dans les grandes rencontres commerciales.  Il voulait se faire reconnaitre par eux, mais il n’avait qu’une connaissance très approximative de la Thora et du talmud.

Ils le rejetèrent, et il se dit même qu’un groupe de juifs le trouvant dangereux, tenta  de le tuer.

Il se tourna vers les chrétiens d’Orient pour lesquels Jésus n’était pas dieu puisqu’ils refusaient la double nature du christ. Les chrétiens ne voulurent pas de lui comme prophète puisque Jésus était déjà passé par là. Mohamed ne le savait pas mais il faisait ses classes d’apprenti prophète au seins des thuriféraires des 2 religions du livre.

Nul doute que,  inspiré comme Jésus et d’autres figures prophétiques,  Mohamed comprit que ni les juifs ni les chrétiens n’avaient besoin d’un  envoyé.  Il cessa ses tâtonnements et se mit à sa vraie tâche de mahdi qui consistait à faire sortir les tribus de l’idolâtrie, et à leur donner le sens de la verticalité, au-delà de leur totem tribal.

Il  les a réunies toutes ces tribus,  autour du sanctuaire panthéiste de la Kaaba,  à la fin d’une  guerre entre  les tribus ennemies ralliées soit à la Mecque soit à Médine.

Cette guerre au sein de la péninsule arabique,  et tous les écrits apocryphe (écrits après sa mort) rapportés à partir de ses paroles sur ce sujet,  ne peut en aucun cas faire partie d’un Livre Incréé venant directement de la source.

C’est comme si on faisait la même chose  à partir des écrits de Caïus Julius César sur la guerre des gaules, ou des écrits de Napoléon,  qui a instauré un code civil tout entier, tout de même, et dont notre société française et européenne est légataire.  Bref.

Il convient de savoir que des universitaires, des sociologues, des historiens musulmans, en France, et ailleurs demandent une révision, et une nouvelle exégèse des 114 sourates.

Ecoutez les le dimanche matin dans l’émission religieuse. Ils sont très consensuels, policés car ils ne veulent pas mourir tout de suite. Mais ils proposent une relecture, certainement pas  aux imams incultes des cités, car la fracture entre les intellectuels et ces dernier se sent dans les propos des sociologues et autres exégètes, mais ils creusent un sillon qui s’adresse à ceux qui écoutent l’émission

Par ailleurs, un universitaire d’Arabie saoudite qui connait ces écrits réformateurs de par le monde, a proposé une relecture du Coran pour en mettre les modalités  d’application en relation avec la modernité… Il s’est fait bastonner en place publique. Nous le saluons pour son courage.

Il faut savoir que jusqu’au 19ieme siècle, il y aura en France des procès en sorcellerie avec condamnation à la prison (sans bruler). Et la lutte entre l’Eglise et les hussards noirs de la république (les instituteurs  anticléricaux pour la plupart) va durer  bien après la loi de 1905 séparant l’Eglise de l’Etat en France. Je n’ai pas la naïveté de croire que cela va se faire demain concernant l’islam, mais cela se fera.

Nous sommes maintenant débarrassés de l’Eglise qui est devenue un champ d’expression  personnelle de la spiritualité sans aucun pouvoir répressif sur quiconque.

Nous souhaitons que les musulmans de France reçoivent la leçon de ce pays où ils vivent, et entament les premiers,  une refonte de l’Islam qui soit un exemple pour toute la Ouma Islamia dans le monde entier.

Nous serions fiers en France,  que la marche vers une conscience plus large, un amour qui accueille vraiment la diversité, vienne de notre pays précurseur et forcément blasphémateur.

Nous terminerons par un peu de théologie musulmane.

Nous sommes donc bien la civilisation du blasphème qui a tué dieu et tous ses prophètes et ses faux prêtres.

Il convient   qu’ au cour du siècle qui commence,  les musulmans tuent leur prophète pour être libres dans leur intimité profonde. Seul le meurtre symbolique du père peut amener à l’autonomie,  à une connaissance profonde de soi. Il n’y a pas besoin ni de Jésus, ni de dieu, ni de Mohamed, ni d’Allah pour incarner une voie juste, une vie juste. Cela doit venir de l’intérieur, et non d’une transcendance jalouse et totalitaire.

Dans l’islam, seule la voie soufie permet un contact direct avec le divin en soi. Et comme tous les musulmans le savent, la voie soufie est considérée comme une apostasie, à cause de son panthéisme. 

Le soufisme prône en effet que le divin est en tout,  alors que dans l’Islam,  Allah est extérieur à la création, et que même le Coran est incréé.

Le soufisme prône que l’on peut prendre contact avec le divin en soi, de l’intérieur, sans imam, sans sourates, sans réciter la Fatiha (profession de foi musulmane). 

C’est une voie mystique, une école de mystère. 

On peut comprendre que les musulmans qui n’ont fait aucun travail sur soi, et qui sont encore dans le pouvoir sur autrui, comme nos curé naguère,  ne veulent absolument pas perdre leur pouvoir, et  jeter à la poubelle ce qui leur tient lieu de structure mentale, faite, comme chacun le sait concernant tous les rituels religieux, de défenses psychorigides  qui sont tout sauf de l’amour.

Il faut durant un temps, du dogme, de la structure pour humaniser les sauvages. L’occident est passé par là. On sait ce que c’est. 

Le mot sauvagerie est un mot fort, mais il s’agit bien de sauvagerie lorsqu’on argumente à coup de bombe et de massacre de sa propre population. 

Nos politiciens sont des fantoches,  mais je préfère un politicien fantoche et une société policée, où l’on peut à peu près dire ce qu’on veut sans mourir,  au chaos et à la déshérence qui règne dans la quasi-totalité des pays musulmans.

Il y a un temps de chaos qui suit  le blasphème, car le blasphème est le seul moyen qui permet de changer les catégories mentales propices au renversement de sens.  Il faut du temps pour que les peuples trouvent leur propre savoir vivre ensemble. 

Là où l’on en est du monde, l’islam radical à tout prix, par   le moyen de la terreur et des bombes, doit laisser place rapidement à une possibilité de réforme, et seules la base, le peuple musulman pourra faire bouger le sens en ne donnant plus aucune valeur, ni aucune tribune, ni aucune place aux fanatiques.

Qu’ils se sentent seuls, exclus, extrêmement minoritaires, rejetés, perdus dans leur psychose paranoïaque, et puis qu’on finisse par les interner, que la catégorie « fanatisme religieux » rentre dans la classification de maladie mentale lourde à interner en milieu fermé.

Le chemin du 21ieme siècle pour la ouma islamiia, consistera à comprendre qu’ il convient de s’autonomiser de la transcendance, et commencer à concevoir que  la transcendance est un au-delà de soi, qui ne  se contacte que par l’amour et en aucun cas dans la force, mais que à l’intérieur de soi, notre immanence profonde, individuelle,  n’en n’est pas exclue, bien au contraire. C’est de l’intérieur que tout commence.

 

jvb

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